A Nantes, les nostalgiques d’Aristide Briand sauvent les meubles.
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A Nantes, les nostalgiques d’Aristide Briand sauvent les meubles.

Les plus beaux morceaux de la vente aux enchères des archives d’Aristide Briand ont été sauvés samedi à Nantes de la «dispersion», comme le redoutait l’association nazairienne qui œuvre pour le souvenir de l’homme politique français (1862-1932).
Dispersion
La mairie de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) a ainsi acquis pour 12.200 € le diplôme du prix Nobel de la Paix, que Aristide Briand avait obtenu conjointement avec l’Allemand Gustav Stresemann en 1926 pour leurs efforts en faveur de la réconciliation franco-allemande.
«Il sera exposé à l’Hôtel de ville, là où Aristide Briand a fait ses premiers pas comme conseiller municipal d’opposition», s’est réjoui Daniel Sicard, directeur de l’Ecomusée de Saint-Nazaire, qui était mandaté par Joël Batteux, maire (PS) de la ville.
Controverse
Le lot n°24, particulièrement controversé, a lui tout simplement été retiré de la vente à la demande de l’Etat. «Il mélangeait des documents publics et privés», explique Daniel Sicard. On y retrouvait, entre autres, des documents ayant trait aux débuts du Parti socialiste - qu'Aristide Briand fonda avec Jean Jaurès - ou à la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat, dont Briand fut le rapporteur en 1905.
«Il y avait un vrai risque de dispersion d’archives d’Etat», expliquait avant la vente Patrice Bulting, président de l’association Aristide-Briand, basée à Saint-Nazaire. «Ces documents devaient pouvoir être consultés par des historiens, et en aucun cas tomber dans les mains d’intérêts privés.»
Stratégie
La mairie de Nantes, qui avait élaboré avant les enchères une stratégie commune avec son homologue de Saint-Nazaire et l’Etat, s’est elle portée acquéreuse de sept objets, pour environ 25.000 €.
Tous seront au cœur en 2010 d’une «grande exposition sur Nantes durant les deux guerres mondiales», a annoncé Marie-Hélène Jouzeau, directrice du château des Ducs de Bretagne. Achetée à elle seule 21.000 €, La Délivrance, une statue en bronze d’une femme nue brandissant une épée, sera même exposée «en permanence» dans l’enceinte du château.
S’il avait été mis en vente, le lot n°24 aurait également pu faire partie du patrimoine municipal de Nantes, à en croire Yannick Guin. «S’il fallait surenchérir, on l’aurait fait», a indiqué après la vente le conseiller municipal (PS), qui était lui mandaté par le député-maire Jean-Marc Ayrault.
«La ville était intéressée, mais le Parti socialiste aussi: François Hollande avait demandé à Jean-Marc Ayrault de se débrouiller pour conserver ces documents», a expliqué l’élu. «Nous aurions alors acheté le lot, pour le mettre ensuite éventuellement à la disposition du Parti pour des expositions.»
Dispersion
La mairie de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) a ainsi acquis pour 12.200 € le diplôme du prix Nobel de la Paix, que Aristide Briand avait obtenu conjointement avec l’Allemand Gustav Stresemann en 1926 pour leurs efforts en faveur de la réconciliation franco-allemande.
«Il sera exposé à l’Hôtel de ville, là où Aristide Briand a fait ses premiers pas comme conseiller municipal d’opposition», s’est réjoui Daniel Sicard, directeur de l’Ecomusée de Saint-Nazaire, qui était mandaté par Joël Batteux, maire (PS) de la ville.
Controverse
Le lot n°24, particulièrement controversé, a lui tout simplement été retiré de la vente à la demande de l’Etat. «Il mélangeait des documents publics et privés», explique Daniel Sicard. On y retrouvait, entre autres, des documents ayant trait aux débuts du Parti socialiste - qu'Aristide Briand fonda avec Jean Jaurès - ou à la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat, dont Briand fut le rapporteur en 1905.
«Il y avait un vrai risque de dispersion d’archives d’Etat», expliquait avant la vente Patrice Bulting, président de l’association Aristide-Briand, basée à Saint-Nazaire. «Ces documents devaient pouvoir être consultés par des historiens, et en aucun cas tomber dans les mains d’intérêts privés.»
Stratégie
La mairie de Nantes, qui avait élaboré avant les enchères une stratégie commune avec son homologue de Saint-Nazaire et l’Etat, s’est elle portée acquéreuse de sept objets, pour environ 25.000 €.
Tous seront au cœur en 2010 d’une «grande exposition sur Nantes durant les deux guerres mondiales», a annoncé Marie-Hélène Jouzeau, directrice du château des Ducs de Bretagne. Achetée à elle seule 21.000 €, La Délivrance, une statue en bronze d’une femme nue brandissant une épée, sera même exposée «en permanence» dans l’enceinte du château.
S’il avait été mis en vente, le lot n°24 aurait également pu faire partie du patrimoine municipal de Nantes, à en croire Yannick Guin. «S’il fallait surenchérir, on l’aurait fait», a indiqué après la vente le conseiller municipal (PS), qui était lui mandaté par le député-maire Jean-Marc Ayrault.
«La ville était intéressée, mais le Parti socialiste aussi: François Hollande avait demandé à Jean-Marc Ayrault de se débrouiller pour conserver ces documents», a expliqué l’élu. «Nous aurions alors acheté le lot, pour le mettre ensuite éventuellement à la disposition du Parti pour des expositions.»
Re: A Nantes, les nostalgiques d’Aristide Briand sauvent les meubles.
Je ne comprends pas tout, c'est la mairie, certes socialiste, mais mairie quand meme qui s'est porté acquéreuse d'objets pour le parti???? C'est normal ca????

Re: A Nantes, les nostalgiques d’Aristide Briand sauvent les meubles.
Non, la mairie a acheté des documents concernant la fondation du PS, elle pourra éventuellement les "prêter" au PS pour des expositions.
Le PS n'est pas si malhonnête que cela, il suffit de voir de quoi est constitué le musée Mitterrand...
Le PS n'est pas si malhonnête que cela, il suffit de voir de quoi est constitué le musée Mitterrand...

Re: A Nantes, les nostalgiques d’Aristide Briand sauvent les meubles.
Comme on ne sait jamais avec ces gens là...

Re: A Nantes, les nostalgiques d’Aristide Briand sauvent les meubles.
Extrait de la présentation de la salle des donations sur le site internet du musée en question:
"Afin d'honorer la ville de Jarnac, sa ville natale, le Président François Mitterrand a souhaité offrir une collection d'objets et de sculptures, de gravures et de dessins qui lui ont été offerts par des personnalités du monde entier : Présidents, rois, reines, premiers ministres, ambassadeurs, mais aussi artistes et particuliers."
A savoir que ces cadeaux ont été fait en échange d'objet appartenant au peuple français, comment s'approprier le patrimoine national?
"Afin d'honorer la ville de Jarnac, sa ville natale, le Président François Mitterrand a souhaité offrir une collection d'objets et de sculptures, de gravures et de dessins qui lui ont été offerts par des personnalités du monde entier : Présidents, rois, reines, premiers ministres, ambassadeurs, mais aussi artistes et particuliers."
A savoir que ces cadeaux ont été fait en échange d'objet appartenant au peuple français, comment s'approprier le patrimoine national?

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