«L’après Harry Potter, c’est comme l’après Beatles»
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«L’après Harry Potter, c’est comme l’après Beatles»

Qui sera le successeur d’Harry Potter? Barry Cunningham, l’éditeur anglais de la saga du petit sorcier, a choisi: ce sera Will Burrows, un ado à la peau si laiteuse qu’on le surnomme «Face de craie» ou «Bonhomme de neige» et qui ne se sent bien que sous terre, à creuser des trous.
Le premier tome de «Tunnels», écrit par Roderick Gordon et Brian Williams (ex-acteur et ex-banquier qui vivent aujourd’hui de leur écriture), vient de sortir à 50.000 exemplaires en France, aux éditions Michel Lafon, au moment où les Anglo-saxons liront bientôt le deuxième tome, édité à 200.000 exemplaires. En tout, il y aura trois tomes, et peut-être trois autres ensuite, sourit l'éditeur. La comparaison avec Harry Potter ne s’arrête pas là: un film adapté de «Tunnels» est en préparation, prévu en salles en 2010.
Interview de Barry Cunningham, de passage à Paris.
Après le succès d’Harry Potter, que pouvez-vous espérer avec «Tunnels»? Ce sera forcément moins réussi, en termes de vente et de popularité, non?
Après Harry Potter, je suis prêt à vivre plein d’autres types d’aventures. C’est comme l’après Beatles! Maintenant que les livres de JK Rowling ont rendu la lecture populaire auprès des enfants, ceux-ci vont vouloir découvrir d’autres univers. «Tunnels» est tout aussi palpitant qu’Harry et a le même pouvoir d’attraction sur les jeunes lecteurs.
Quelles sont les règles pour qu’un livre de littérature jeunesse accroche ses lecteurs? Le héros doit-il être un peu marginal, c’est le cas d’Harry Potter ou de Will dans «Tunnels»?
Oui, c’est l’une des règles. Quand les héros vivent dans des familles éclatées, que les parents sont absents, cela permet de reporter toute la responsabilité de l’action sur l’enfant. En outre, puisque les enfants ont l’habitude d’interpréter les noms, c’est important que l’appellation de lieux ou de personnages résonne de quelque chose de familier et d’étrange à la fois. Ainsi, le terrain vague de «Tunnels» s’appelle «les Quarante Trous».
Autre règle: il faut que le livre exploite le mélange peur/rire, un phénomène que les enfants vivent constamment, car ils rient quand un danger approche jusqu’à ce qu’ils plongent soudain dans la peur. Mais la règle la plus importante, c’est que les auteurs aient eux-mêmes conservé une âme d’enfant.
C’est le cas des auteurs de «Tunnels»?
Oh oui, ce sont des grands enfants. Ils ont la quarantaine mais ont toujours rêvé d’écrire ensemble depuis qu’ils se sont rencontrés à l’université. Ils adorent raconter des histoires de souterrain, de galeries creusées entre les villes, ça les passionne! L’un est né en Afrique du Sud et a passé pas mal de temps à visiter des trous dans la terre quand il était enfant, et l’autre avait un grand père archéologue qui avait découvert un fossile d’œuf de dinosaure.
Comment avez-vous découvert le manuscrit de «Tunnels»?
En fait, le livre a d’abord été publié à compte d’auteurs. Après que deux familles sont venues me dire à quel point elles trouvaient l’histoire bien, j’ai voulu la lire. Mais, puisque le livre n’avait été imprimé qu’à 500 exemplaires, impossible de me procurer un ouvrage! Finalement, je l’ai trouvé sur le Net et ça m’a tout de suite plu. L’histoire avait juste besoin d’un travail d’édition avant d’être publiée.
En quoi a consisté ce travail d’édition?
Par exemple, j’ai changé le titre. Avant de s’appeler «Tunnels» («Deeper» en anglais), cela s’appelait «I feel like a mol» (traduit approximativement en «je suis une taupe», ndlr). J’ai aussi réorganisé la structure du livre et intensifié le caractère dramatique de certains personnages, notamment l’un d’eux qui va mourir...
Vous n’avez pas peur qu’on vous reproche de vous servir de l’argument «je suis l’éditeur d’Harry Potter» pour vendre vos nouveaux livres?
Je n’ai peur de rien. Et puis, se poser la question «est-ce le nouveau Harry Potter?», cela revient à demander «est-ce que c’est un bon livre?»...
DR ¦ La couverture du premier tome de "Tunnels"
Recueilli par Alice Antheaume
Le premier tome de «Tunnels», écrit par Roderick Gordon et Brian Williams (ex-acteur et ex-banquier qui vivent aujourd’hui de leur écriture), vient de sortir à 50.000 exemplaires en France, aux éditions Michel Lafon, au moment où les Anglo-saxons liront bientôt le deuxième tome, édité à 200.000 exemplaires. En tout, il y aura trois tomes, et peut-être trois autres ensuite, sourit l'éditeur. La comparaison avec Harry Potter ne s’arrête pas là: un film adapté de «Tunnels» est en préparation, prévu en salles en 2010.
Interview de Barry Cunningham, de passage à Paris.
Après le succès d’Harry Potter, que pouvez-vous espérer avec «Tunnels»? Ce sera forcément moins réussi, en termes de vente et de popularité, non?
Après Harry Potter, je suis prêt à vivre plein d’autres types d’aventures. C’est comme l’après Beatles! Maintenant que les livres de JK Rowling ont rendu la lecture populaire auprès des enfants, ceux-ci vont vouloir découvrir d’autres univers. «Tunnels» est tout aussi palpitant qu’Harry et a le même pouvoir d’attraction sur les jeunes lecteurs.
Quelles sont les règles pour qu’un livre de littérature jeunesse accroche ses lecteurs? Le héros doit-il être un peu marginal, c’est le cas d’Harry Potter ou de Will dans «Tunnels»?
Oui, c’est l’une des règles. Quand les héros vivent dans des familles éclatées, que les parents sont absents, cela permet de reporter toute la responsabilité de l’action sur l’enfant. En outre, puisque les enfants ont l’habitude d’interpréter les noms, c’est important que l’appellation de lieux ou de personnages résonne de quelque chose de familier et d’étrange à la fois. Ainsi, le terrain vague de «Tunnels» s’appelle «les Quarante Trous».
Autre règle: il faut que le livre exploite le mélange peur/rire, un phénomène que les enfants vivent constamment, car ils rient quand un danger approche jusqu’à ce qu’ils plongent soudain dans la peur. Mais la règle la plus importante, c’est que les auteurs aient eux-mêmes conservé une âme d’enfant.
C’est le cas des auteurs de «Tunnels»?
Oh oui, ce sont des grands enfants. Ils ont la quarantaine mais ont toujours rêvé d’écrire ensemble depuis qu’ils se sont rencontrés à l’université. Ils adorent raconter des histoires de souterrain, de galeries creusées entre les villes, ça les passionne! L’un est né en Afrique du Sud et a passé pas mal de temps à visiter des trous dans la terre quand il était enfant, et l’autre avait un grand père archéologue qui avait découvert un fossile d’œuf de dinosaure.
Comment avez-vous découvert le manuscrit de «Tunnels»?
En fait, le livre a d’abord été publié à compte d’auteurs. Après que deux familles sont venues me dire à quel point elles trouvaient l’histoire bien, j’ai voulu la lire. Mais, puisque le livre n’avait été imprimé qu’à 500 exemplaires, impossible de me procurer un ouvrage! Finalement, je l’ai trouvé sur le Net et ça m’a tout de suite plu. L’histoire avait juste besoin d’un travail d’édition avant d’être publiée.
En quoi a consisté ce travail d’édition?
Par exemple, j’ai changé le titre. Avant de s’appeler «Tunnels» («Deeper» en anglais), cela s’appelait «I feel like a mol» (traduit approximativement en «je suis une taupe», ndlr). J’ai aussi réorganisé la structure du livre et intensifié le caractère dramatique de certains personnages, notamment l’un d’eux qui va mourir...
Vous n’avez pas peur qu’on vous reproche de vous servir de l’argument «je suis l’éditeur d’Harry Potter» pour vendre vos nouveaux livres?
Je n’ai peur de rien. Et puis, se poser la question «est-ce le nouveau Harry Potter?», cela revient à demander «est-ce que c’est un bon livre?»...
DR ¦ La couverture du premier tome de "Tunnels"
Recueilli par Alice Antheaume
Re: «L’après Harry Potter, c’est comme l’après Beatles»
Haary potter c'est pas mal mais bon on a fait mieux quand même. Si ça peut faire lire les jeunes c'est bien ! Mais comparé Harry potter aux Beatles faut pas dec !


Re: «L’après Harry Potter, c’est comme l’après Beatles»
Maitre Qui-Gon a écrit:Haary potter c'est pas mal mais bon on a fait mieux quand même. Si ça peut faire lire les jeunes c'est bien ! Mais comparé Harry potter aux Beatles faut pas dec !![]()
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J'aime beaucoup Harry Potter, en film car quand je lis, c'est pour autre chose, mais les films sont superbes, je retombe rapidement en enfance devant ce genre de film.

Re: «L’après Harry Potter, c’est comme l’après Beatles»
pour y retomber, faut en etre sorti ....
comment on dit??? ah oui, la porte ...

comment on dit??? ah oui, la porte ...


Re: «L’après Harry Potter, c’est comme l’après Beatles»
Théos a écrit:pour y retomber, faut en etre sorti ....
comment on dit??? ah oui, la porte ...![]()
C'est pas complètement faux!


Re: «L’après Harry Potter, c’est comme l’après Beatles»
Justement je trouve les films vraiment pas terrible ! Trop simpliste ! toujours le même scénario en fin de compte ! le premier surprend et puis dès le deuxième on comprend ! Je pense que le bouquin est meilleur ! Heureusement d'ailleurs ! Mais ça ne vaudra jamais le seigneur des anneaux ! Tolkien est d'une autre trempe que JK Rowling !
Re: «L’après Harry Potter, c’est comme l’après Beatles»
Maitre Qui-Gon a écrit:Justement je trouve les films vraiment pas terrible ! Trop simpliste ! toujours le même scénario en fin de compte ! le premier surprend et puis dès le deuxième on comprend ! Je pense que le bouquin est meilleur ! Heureusement d'ailleurs ! Mais ça ne vaudra jamais le seigneur des anneaux ! Tolkien est d'une autre trempe que JK Rowling !
Rowling n'a pas passé sa vie entière à l'écrire non plus.
Tolkien à écrit le seigneur des anneaux en 40 années si mes souvenirs sont bons.
Et personnellement, je trouve ces deux histoire aussi bonne l'une que l'autre.

Re: «L’après Harry Potter, c’est comme l’après Beatles»
Tolkien est un universitaire, pas un romancier, tout son ouvrage , la langue elfe est de son invention ! Il n'a pas écrit que cette trilogie, Je suis désolé mais le seigneur des anneaux est d'une autre profondeur que Harry potter ! Harry potter est une bonne invention qui a beaucoup de succès mais ça reste trés leger quand même !
Re: «L’après Harry Potter, c’est comme l’après Beatles»
Je supporte autant les Beatles que Harry Potter et le camembert.
C'est-à-dire pas longtemps.
Et puis faut arrêter... Si on donne de la merde à lire aux gamins sous prétexte que ce sont des gamins, il faut pas s'étonner du niveau minable de culture g qui règne souvent dans les collèges.
C'est-à-dire pas longtemps.
Et puis faut arrêter... Si on donne de la merde à lire aux gamins sous prétexte que ce sont des gamins, il faut pas s'étonner du niveau minable de culture g qui règne souvent dans les collèges.
Re: «L’après Harry Potter, c’est comme l’après Beatles»
Manon a écrit:Je supporte autant les Beatles que Harry Potter et le camembert.
C'est-à-dire pas longtemps.
Et puis faut arrêter... Si on donne de la merde à lire aux gamins sous prétexte que ce sont des gamins, il faut pas s'étonner du niveau minable de culture g qui règne souvent dans les collèges.
Il faudrait déjà se soucier de la capacité de ces gamins à lire tout simplement avant de leur faire lire autre chose que de la merde.
Autrement dit, je préfère un gamin de 6ème capable de lire Harry Potter qu'un débile de Première à qui on demande de lire Sartre alors qu'il ne comprend déjà pas les inscriptions d'une brique de lait.
"Une tête bien faite vaut mieux qu’une tête bien pleine" Montaigne. C'est plus que jamais d'actualité.

Re: «L’après Harry Potter, c’est comme l’après Beatles»
Je suis d'accord Norbert.
Mais parfois je ne comprends vraiment pas le manque d'intérêt envers la lecture. Je trouve aussi qu'on ne fait pas assez lire au collège. Et puis même ça devrait venir d'eux-mêmes !! Quand à 15 ans on n'a pas touché à un seul livre de sa vie... C'est peut-être une question de caractère ?
Mais parfois je ne comprends vraiment pas le manque d'intérêt envers la lecture. Je trouve aussi qu'on ne fait pas assez lire au collège. Et puis même ça devrait venir d'eux-mêmes !! Quand à 15 ans on n'a pas touché à un seul livre de sa vie... C'est peut-être une question de caractère ?

Re: «L’après Harry Potter, c’est comme l’après Beatles»
Manon, comment veux-tu inculquer le plaisir de lire aux enfants d'aujourd'hui quand dejà nombre de parents ne savent eux-mêmes pas lire ?
J'ai rencontré des BAC plus 3, 4, 6, 8 qui ne savent pas lire et plus grave encore ne savent pas écrire ni même accorder un verbe, ne parlons pas du participe passé.
Je me suis souvent amusé à corriger les plaidoiries des avocats , de vrais torchons.
En cause la télé, les jeux vidéos et j'en passe...
J'ai rencontré des BAC plus 3, 4, 6, 8 qui ne savent pas lire et plus grave encore ne savent pas écrire ni même accorder un verbe, ne parlons pas du participe passé.
Je me suis souvent amusé à corriger les plaidoiries des avocats , de vrais torchons.
En cause la télé, les jeux vidéos et j'en passe...
Je suis capable du meilleur comme du pire , mais au pire c'est moi le meilleur !!
Re: «L’après Harry Potter, c’est comme l’après Beatles»
Je crois que j'ai tendance à surestimer certaines choses. D'ailleurs pour que je dise ça... Bref.
Cette génération ressemble souvent à un tas de loques pitoyables. Ça n'est pas une généralité heureusement. Je suis assez idéaliste, en étant tout de même réaliste... (Je ne sais pas si c'est bien clair ça) Et j'aimerai voir le monde comme un vaste partage de connaissances et de paix... je vois loin ouais...
Cette génération ressemble souvent à un tas de loques pitoyables. Ça n'est pas une généralité heureusement. Je suis assez idéaliste, en étant tout de même réaliste... (Je ne sais pas si c'est bien clair ça) Et j'aimerai voir le monde comme un vaste partage de connaissances et de paix... je vois loin ouais...
Re: «L’après Harry Potter, c’est comme l’après Beatles»
Les enfants n'aiment pas lire, c'est une évidence et je crois que ça a toujours été comme ça, sauf pour une infime minorité.
Moi même, je n'aimais pas lire étant gamin et encore aujourd'hui, il me faut vraiment un grand intérêt pour que j'ouvre un livre.
J'ai déjà laisser les grands auteurs de côté.
Mais j'ai appris à lire et correctement, j'ai aussi appris à utiliser les mots convenablement, la ponctuation également mais aujourd'hui, on ne s'intéresse plus à la capacité de décryptage des enfants, du moment qu'ils lisent 3 pages de Rousseau (le pire du pire selon moi).
Je me souviens avoir passé le Bac avec un type qui faisait 60 fautes de français sur une copie double en philosophie (qui est également une belle matière de merde d'ailleurs).
Je me suis toujours demandé à quoi allait servir la philosophie à un type qui ne sait pas écrire, il vaudrait mieux lui faire faire des dictées et des explications de texte pour l'obliger à lire un minimum.
Moi même, je n'aimais pas lire étant gamin et encore aujourd'hui, il me faut vraiment un grand intérêt pour que j'ouvre un livre.
J'ai déjà laisser les grands auteurs de côté.
Mais j'ai appris à lire et correctement, j'ai aussi appris à utiliser les mots convenablement, la ponctuation également mais aujourd'hui, on ne s'intéresse plus à la capacité de décryptage des enfants, du moment qu'ils lisent 3 pages de Rousseau (le pire du pire selon moi).
Je me souviens avoir passé le Bac avec un type qui faisait 60 fautes de français sur une copie double en philosophie (qui est également une belle matière de merde d'ailleurs).
Je me suis toujours demandé à quoi allait servir la philosophie à un type qui ne sait pas écrire, il vaudrait mieux lui faire faire des dictées et des explications de texte pour l'obliger à lire un minimum.


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