Le viol au cinéma
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Le viol au cinéma
Un sujet tabou, qui a pas mal évolué.
Dans "Caroline chérie" (1949) Martine Carol, jeune aristocrate en fuite, se voyait proposer un abri sûr par Alfred Adam, le postillon de la diligence, à l'étape à l'auberge. Il l'emmenait dans un renier plein de paille, et la basculait dans la paille, dévoilant, l'infâme, son lubrique projet. La pauvre Caroline, basculée en arrière, râlait son désarroi... et puis plus rien! Fondu enchaîné. On n'en montrait pas plus. On ne retrouvait l'héroïne qu'au matin, passablement froissée, et son violeur parti.
On avait l'impression d'avoir loupé le meilleur!
Idem quand Michèle Mercier dans "Angélique et le roi" était violée par Philippe Lemaire, aristocrate lubrique, dans les couloirs de Versailles. Le film était plus récent, pourtant... eh bien non. Fondu enchaîné, là encore.
Le syndrome de "cinéma Paradisio", il frappait en amont, on autocensurait à la réalisation!
Dans "La Ciociara", Sophia Loren, et sa fille, étaient violées, dans une église par des goumiers de l'armée française. Là, on voyait la poursuite, les proies plaquées au sol, une brune main s'aventurant sous les robes... et plus rien!
Comme Caroline Chérie, et vingt ans plus tard, on ne retrouvait Sophia Loren que se relevant, flétrie, souillée, humiliée (mais... libérée, comme dirait CDG).
Dans les années suivantes, la censure ayant adouci sa pression, on a pu voir des séquences de viol qui allaient plus loin dans l'action, mais c'était évidemment édulcoré (Viol de Romy Schneider par les SS dans "le vieux fusil", ou viol de la pauvre "Eva Braun" dans "l'été meurtrier").
Mais la liberté était en marche; on montrait les choses infiniment plus crûment dans les films pornos, ou toutes les formes de viols étaient représentées. (Jusque et y compris de VRAIS viols dans les snuff movies).
Brian de Palma, dans "Outrages" pouvait montrer le viol d'une jeune vietnamienne en cours d'accomplissement.
Dans le cinéma de fiction, on a abouti à un sommet avec "Irréversible" où Monica Bellucci subit les derniers outrages dans un couloir de métro.
Les réalisateurs du futur devront s'accrocher pour aller encore plus loin.
Dans "Caroline chérie" (1949) Martine Carol, jeune aristocrate en fuite, se voyait proposer un abri sûr par Alfred Adam, le postillon de la diligence, à l'étape à l'auberge. Il l'emmenait dans un renier plein de paille, et la basculait dans la paille, dévoilant, l'infâme, son lubrique projet. La pauvre Caroline, basculée en arrière, râlait son désarroi... et puis plus rien! Fondu enchaîné. On n'en montrait pas plus. On ne retrouvait l'héroïne qu'au matin, passablement froissée, et son violeur parti.
On avait l'impression d'avoir loupé le meilleur!
Idem quand Michèle Mercier dans "Angélique et le roi" était violée par Philippe Lemaire, aristocrate lubrique, dans les couloirs de Versailles. Le film était plus récent, pourtant... eh bien non. Fondu enchaîné, là encore.
Le syndrome de "cinéma Paradisio", il frappait en amont, on autocensurait à la réalisation!
Dans "La Ciociara", Sophia Loren, et sa fille, étaient violées, dans une église par des goumiers de l'armée française. Là, on voyait la poursuite, les proies plaquées au sol, une brune main s'aventurant sous les robes... et plus rien!
Comme Caroline Chérie, et vingt ans plus tard, on ne retrouvait Sophia Loren que se relevant, flétrie, souillée, humiliée (mais... libérée, comme dirait CDG).
Dans les années suivantes, la censure ayant adouci sa pression, on a pu voir des séquences de viol qui allaient plus loin dans l'action, mais c'était évidemment édulcoré (Viol de Romy Schneider par les SS dans "le vieux fusil", ou viol de la pauvre "Eva Braun" dans "l'été meurtrier").
Mais la liberté était en marche; on montrait les choses infiniment plus crûment dans les films pornos, ou toutes les formes de viols étaient représentées. (Jusque et y compris de VRAIS viols dans les snuff movies).
Brian de Palma, dans "Outrages" pouvait montrer le viol d'une jeune vietnamienne en cours d'accomplissement.
Dans le cinéma de fiction, on a abouti à un sommet avec "Irréversible" où Monica Bellucci subit les derniers outrages dans un couloir de métro.
Les réalisateurs du futur devront s'accrocher pour aller encore plus loin.
Re: Le viol au cinéma
Je n'éprouve que très rarement de l'empathie envers les protagonistes du cinéma et pourtant, "irréversible" m'a vraiment perturbé.
Je me suis retrouvé froid comme un cadavre et en sueur. J'ai vraiment été choqué par cette scène de torture plus vraie que nature. Ca a été pour moi une expérience très désagréable.
J'aurais préféré un fondu au noir.
Je me suis retrouvé froid comme un cadavre et en sueur. J'ai vraiment été choqué par cette scène de torture plus vraie que nature. Ca a été pour moi une expérience très désagréable.
J'aurais préféré un fondu au noir.


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